jeudi 30 octobre 2008

Première baston















MiiiaaaAAAAoouuOOUUaaaAArrgh! que j'entends dehors en stéréo alors que j'ai ma frangeotte au téléphone. Mon sang ne fait qu'un tour : je vois Patafix! en train de molester vertement et avec vindicte un gros chat blanc à longs poils inconnu du voisinage. Les deux adversaires ne pratiquaient visiblement pas les règles du marquis de Queensberry, notamment le point concernant la cordialité nécessaire au Noble Art. Non, le tableau ressemblait plutôt à de la lutte gréco-romaine, mâtinée de catch, de kung-fu et de krav maga, genre crêpage de chignon non-homologué de compète.
Le temps pour moi d'approcher, et le gros blanc déguerpissait. Je tremblais de retrouver ma petite chérie avec une oreille déchiquetée, voire un œil exorbité comme un Morlock de La Machine à explorer le temps. Nenni. Juste une touffe de poil déracinée qu'il m'aura fallu retirer. Ouf. Noisette à intérêt à se tenir à carreau si elle ne veut pas figurer dans une pub pour Urgo.

Ensuite seulement, nous avons pu aller inspecter la voiture encore tiède, avant de se reposer d'une grosse sieste.

mercredi 29 octobre 2008

Et le soir...

... quand la Pomponette rentre à la maison, elle est toute crevette et avachie comme un bébé phoque sur la banquise. Ca va ronfler grave.

Le fauve est lâché






















Je suis le Victor Schoelcher des chats noirs et j'ai procédé, ce matin, à la libération de Patafix! du joug de la servitude. C'était une promesse; quand elle serait grande et stérilisée, elle aurait droit à sa liberté.
Nous sommes donc sortis dans le jardin, sans laisse, et comme un ressort contraint que l'on relâche, ma bestiole s'est détendue d'un seul coup, bondissant de tous côtés en poussant des cris de poule.

Comme par hasard, Noisette croisait dans les parages, et a eu les chocottes de sa vie quand ma bête lui a filé le train. Pas de bagarre cependant, la voisine à poils longs s'est repliée prestement dans ses quartiers.

Ensuite, j'ai montré à Patafix! comment rentrer dans la maison par la chatière que j'avais tenue condamnée jusque-là. A peine rentrée, Patafix! est ressortie, rentrée, puis ressortie, ayant immédiatement compris tout le parti qu'elle pouvait tirer du dispositif.

Maintenant j'ai le blues. J'assume en serrant les miches et en tremblant à chaque passage de voiture. Mon ouistiti s'en rend peut-être compte, venant passer la tête dans la chatière de temps à autres, mais retournant immédiatement vaquer à ses occupations d'importance.

lundi 27 octobre 2008

Chat moyen sans fil!






















Patafix! déteste la voiture. Elle gueule sans cesse - miiih miiiiih mmih ! - et j'ai beau lui décrire par le menu la distance qu'il reste à parcourir - "là, on est à la moitié, la grosse moitié même" ou encore "plus que cette longue rue, on tourne à gauche et on est arrivé!" - rien ne calme ma petite braillarde. Elle lance les pattes longues d'un kilomètre à travers les barreaux pour tenter de changer de vitesse, mais n'arrive qu'à griffer le conducteur.
Mais bon, on n'avait pas le choix, on avait rendez-vous chez notre véto pour faire ôter les fils de notre récente opération. Fifille était de mauvais poil (sans doute à cause du passage à l'heure d'hiver), mais s'est montrée très coopérative lors de la petite intervention.
Nous avons appris à l'occasion que Patafix! est désormais un "chat moyen" (non plus un bébé de 500g, ni une vieille rombière de 7kg).

dimanche 26 octobre 2008

Les amis de ma fille















Vous connaissiez déjà Gros-rat. Double-de-PV a rendu l'âme, mais a été avantageusement remplacé par Ticket-de-Colissimo, le fils cadet de Carton-à-bouteille-Colissimo. Il y a toujours Paire-de-gorets-en-peluche et une des inévitables Petite-chenillette-cradoque, qui sont les frangines d'une famille nombreuse. Nous sommes toujours sans nouvelles de Petit-marron, et l'inquiétude grandit quant à son sort.















Le traitement que Patafix! applique méthodiquement à ses copains de jeu varie selon les humeurs du moment. Aujourd'hui, c'est plutôt la fête à Gros-rat, que mon zébulon avait un peu négligé ces derniers temps. Gros-rat le mélancolique en concevait un début de dépression, donc Patafix! a décidé de lui remonter les bretelles.






















D'abord avec amour et tendresse, en formant une boule de yin et de yang, et en appliquant sa tête front contre front comme le Dalaï Lama avec Brad Pitt dans Sept ans au Tibet; puis devant l'inefficacité de l'infusion instantanée de compassion, avec force coups de pattes dans la tronche et morsures au colbaque.

samedi 25 octobre 2008

Patafix! compte les jours






















J-2 ! Lundi, le ouistiti sera libéré de ses fils à la bedaine et sera, théoriquement, autorisé à aller et venir à sa guise à l'extérieur de la maison. Je crains qu'une transition graduée soit impossible entre son incarcération actuelle et la liberté absolue... Du coup, je prévois le stress et les insomnies du père-poule angoissé.

jeudi 23 octobre 2008

Fifille adore le raisin






















C'est très amusant le raisin, c'est comme une réserve de baballes attachées ensembles qu'il suffit de détacher pour jouer avec. Quand on en a perdu une sous un meuble, il suffit d'aller en rechercher une autre, ça n'a pas de fin. C'est vrai, ça résiste un peu, mais c'est bien là tout le jeu. D'abord lécher le doux suc blanc à la surface, mais comme il est tentant de mordre un peu des bouboules rebondies, ne pas s'en priver. Et là, il n'y a plus qu'à suçoter le bon jus sucré. Ensuite seulement, attraper une bille, la détacher, la faire rouler et lancer un grand tournoi de polo dans le couloir! Drôlement chouette le raisin, c'est multitâche !
On connaissait l'intérêt de patafix! pour les feuilles de vigne dansant sous la brise; la voici en amour avec le raisin. Si elle apprécie également tous les autres sous-produits de la grappe, il va y avoir une rude concurrence dans ma cave.

Entre temps, visite de la tante Sophie venue avec ses cheveux et son nez.

mardi 21 octobre 2008

Le train-train






















Ma petite locomotive (la seule occurrence du matricule GNR758 chez Google est une locomotive à vapeur anglaise construite le 28 février 1900 et découpée en pièces en 1923) reprend ses habitudes à bon train. Lever tardif, attente du facteur, requête de câlins, remplissage du bidon, sieste, vidange du bidon, attaque de chenillettes, méditation sous une lampe, dîner, dodo. Aucun signe de tiraillement du côté du ravaudage abdominal. La vie est belle. Quant à l'oreille, un peu de gras le matin, et tout va bien. C'est très joli en contre-jour. Si j'avais su, j'aurais demandé au Dr Deluce de tatouer un beau dessin, comme les cochons de Wim Delvoye, du genre : la prise de la Smala d'Abd el-Kader.

dimanche 19 octobre 2008

Les grands-mères sont trop permissives !















Notre petite chérie est de retour à la maison. Une semaine de convalescence chez sa mamie et voilà toute une éducation à reprendre à zéro. Je récupère une minette corrompue par les mets les plus délicats - « oui mais la pôvre petiiiite !» - , habituée à grimper sans vergogne sur les tables dressées et y fouler nos assiettes - « je n'ose pas la disputer la pauvre petite » - et à molester tout bien de valeur ou d'intérêt à sa portée.















Il semble donc que GNR758 - dont le tatoo est très visible quand notre immatriculée conception a l'oreille en contre-jour - ne souffre plus de ses deux sutures parallèles au bas-ventre. Elle a un petit bidon rose tout lisse sur un empan carré, mais déjà un fin duvet fait surface.

samedi 18 octobre 2008

Interlude













En attendant le retour de la bestiole à la maison (demain), voici, en interlude, une petite gravure représentant le fameux orgue à chat. Des pointes au bout des touches y poinçonnent la queue des minous, rangés par tessitures. Cette grandiose invention vit le jour au XVe siècle, mais connut ses lettres de noblesse avec le jésuite Athanase Kircher (1601-1680). Conrad van der Rosen, le fou de l'empereur Sigismond, réussit, dit-on, à guérir son maître d'une noire mélancolie grâce à son orgue à chats. Charles Quint sera reçu à Bruxelles en 1549 au son de cette Katzenmuzik - encore appelée "concert miaulique" par les amateurs - comme le mentionne Weckerlin dans son Musiciana. On note la présence de cet instrument délicieux à Saint-Germain en 1753 et à Prague en 1773. Au XIXe, le docteur Johann Christina Reil recommande le traitement des rêveurs éveillés par l'écoute de rhapsodies jouées au Katzenklavier.
Il existe un remarquable texte sur le sujet - A Letter to The Royal Society Containing Some New & Curious Improvements To The Cat Organ, d'une apocryphe Mary Midnight - que nous recommandons aux mélomanes curieux.

lundi 13 octobre 2008

GNR758 est une grande fifille!















Patafix! a été opérée d'une ovariectomie ce matin par le Dr Deluce. On avait honte de faire monter la bestiole sur le billard, pour une fois que ce n'était pas une obligation vitale. En échange, fifille va pouvoir enfin goûter à la liberté des sorties champêtres à discrétion. Cependant, on en a profité pour lui tatouer un numéro d'immatriculation dans l'oreille, et notre petite furie devra désormais respecter les limitations si elle veut échapper aux radars et aux stages de récupération de croquettes.
GNR758 se portait bien ce soir, quoiqu'encore un peu dans le sirop, et ne semblait souffrir qu'en cas d'étirements trop poussés. Elle passera sa prime convalescence chez sa grand-mère.

vendredi 26 septembre 2008

On ne change pas...

... une équipe qui gagne. Dernier bain de soleil au bureau pour Patafix!, Gros-rat et Double-de-PV, avant de partir en vacances chez "Grand-mère" pour le week-end. Seul Petit-marron n'est pas de la fête, car il nous est impossible de le localiser. Il faudra penser à lui coller une puce pour détection GPS à celui-là !

jeudi 25 septembre 2008

La petite concierge















Un chat à la maison est comme une alarme de détection de l'arrivée du facteur. Patafix!, qui passe son temps à guetter tout se qui se trame (au dedans, au dehors, mais aussi dans l'actualité internationale, n'est-ce pas?) caresse une curiosité tout particulière à l'endroit du préposé de La Poste. Dès que notre facteur gare sa voiture jaune, notre diablotin fait irruption d'on ne sait où, à fond la carcasse, saute sur le bureau sans précautions, piétine le clavier de l'ordinateur sans ménagements ("ùlmi;hkqa"), foule la paperasse en l'envoyant valdinguer, se campe sur le rebord de la fenêtre et rive ses grands yeux sur notre barbu à sacoche qui grimpe péniblement la côte. A ce moment, je comprends que le courrier est là et qu'il va me falloir signer quelque reçu.
Ensuite seulement, nous pourrons reprendre une activité normale et productive, attaquer un marron rétif ou gratter la bonde du lavabo du bureau par exemple.

dimanche 21 septembre 2008

2e rencontre avec Noisette






















Tout a commencé par une banale petite sortie d'inspection des tas de pommes pourrites, on ne sait jamais, ça pourrait attirer des bebeuttes amusantes à croquer : mauvaise pioche, les zonzons qui volent et les crincrins qui gigotent avaient dû partir en week-end.















Et puis soudain, depuis le cerisier, quelque chose a attiré l'attention de notre lynx à l'autre bout du jardin, et il nous a fallu courir derrière l'animal en laisse.

Encore une rencontre glaciale entre Patafix! et Noisette, la chatte réglisse-menthe de nos voisins. Noisette est placide et patiente, mais non dénuée de sournoiserie tout féline.
Notre sapajou, pourtant si sociable avec les humains, ne supporte pas la concurrence sur son territoire et, n'eût été le cordon ombilical d'acier torsadé que je m'accroche à la ceinture et qui me relie au harnais de Patafix!, notre fifille n'aurait fait qu'une bouchée de son aînée. Au demeurant, notre bestiole a failli s'étrangler plusieurs fois en tentant de bondir sur l'adversaire à poils longs et en étant stoppée net dans son vol comme lorsque Superman se prend dans le nez un mur invisible. Parfois, fifille se retourne vers moi et me lance un regard d'incompréhension : « Mais pourquoi tu ne fais rien gros sac ? Pourquoi tu laisses faire? Miiih! Pourquoi tu m'empêches de la courser et de lui mordre les oreilles à cette rombière ? ».

L'agent Noisette, après plusieurs vaines tentatives de notre chasseuse de lui sauter au colbaque, comprit l'intérêt qu'elle pouvait tirer de la situation, et sortit de sa réserve pour narguer et provoquer le sergent Patafix! retenue au bout de sa laisse. Là, ça devenait injuste, et je n'allais pas livrer ma petite chevrette captive et impuissante en pâture au loup Noisette. J'ai donc lâché du mou afin de rétablir un certain équilibre entre les forces tactiques en présence sur le terrain des opérations, mais avec toujours en mire le projet de signature d'un traité sinon de paix, du moins de non-agression des deux états voisins. Cette fois-ci, à Camp David, les deux fifilles ont réussi à se tenir à un mètre l'une de l'autre sans s'agresser ni détaler. Ce fut de courte durée, mais aurait encore été inenvisageable à leur dernière rencontre. Nous progressons, et finirons par recevoir le prix Nobel.

samedi 20 septembre 2008

Collée au plafond















Si Fifille grimpe partout et adore se percher au plus haut, elle n'avait encore jamais eu l'occasion de contempler la vie depuis les hauteurs du plafond bas de mon bureau. Voici chose faite, le temps de calmer la bête après une violente attaque griffue contre mon appendice nasal, menée en représailles de l'interdiction de lacérer mon pantalon. L'exercice l'a étonnée, le but fut atteint et les griffes rentrées.

vendredi 19 septembre 2008

Cassoulet, torchon et PV






















Reçu hier une commande d'excellentes conserves de cochon noir du pays basque (celui qui a une tête de bad boy et qu'il vaut mieux appeler « Monsieur » si l'on ne veut pas être celui des deux qui finira en morceaux dans des boîtes de fer blanc), mais aussi de canard du Sud-ouest (celui dont le cholestérol paradoxal est gage de longévité). Une boîte de cassoulet avait tellement morflé durant le transport que le bon coulis de fayots à la graisse suintait par une pliure. Mais heureusement le service (à moustaches) d'hygiène est arrivé sur les lieux à grands pas, et a vérifié pour nous que le produit n'était pas gâté.






















En cadeau avec la commande, outre un béret basque orné d'un cochon noir, il y avait un drôle d'essuie-mains circulaire ourlé de vichy rouge qui fut immédiatement accaparé par la petite bouffeuse de cassoulet. Plus moyen de l'en séparer, évidemment, il est à moi, à mouah, à mouaaaaaaaah!!!












La soirée s'est terminée par la naissance d'une amitié indéfectible, mais contre nature, entre un ouistiti et un double de carte-amende de stationnement impayé. La scène de cette adoption fut d'une telle sentimentalité que nous en eûmes larme à l'œil et trémulation à la commissure.

jeudi 18 septembre 2008

Un grand classique...

... "l'ombre chinoise à la vigne". Lulu et Astibloche s'y étaient prêtées de bonne grâce. C'était donc le tour de Patafix!, qui l'a jouée simple et sobre, mais la moustache fine et déliée.

mercredi 17 septembre 2008

... et zapminette !

A la suite du précédent post, un commentateur anonyme et sournois posait la question perfide « Mais qui allume la télé ?». Certes, il me faut bien répondre que je suis le coupable. Cependant, ce n'est pas moi qui manipule la zapette. En voici la preuve.

lundi 15 septembre 2008

Télégobeuse...















Il faut bien le dire, quelque chose me désole chez Patafix! : son attrait irrésistible pour les émissions de téloche les plus stupides. Fifille mate les navetons avec délice, mais préfère les écrans de pub, non parce qu'ils vantent le fondant de tel jambon ou que l'on peut parfois y voir certains de ses congénères bâfrer des pitances de qualité, mais simplement parce que les images y défilent plus vite et le montage y est plus hypnotique. Heureusement, mon crapaud est peu assidu, et quand les programmes sont vraiment trop lents, il pique du nez.